Swiss National Bank

  • Libéralisation du marché postal suisse, est-ce la fin du service universel?

    La réglementation du marché postal est au centre des débats politiques en Suisse et à l’étranger depuis de nombreuses années. Yohan Collaud s’interroge sur les effets d’une libéralisation des envois de lettres et de colis en Suisse dans son travail de maturité intitulé «Libéralisation du marché postal suisse, est-ce la fin du service universel?». Se basant tantôt sur le cas suisse, tantôt sur les expériences provenant de l’étranger, l’auteur constate que l’ouverture à la concurrence est généralement accompagnée d’une diminution du nombre d’emplois dans le secteur ainsi qu’une détérioration des conditions salariales. L’évolution des prix est mixte et dépend du type d’envoi, alors qu’en matière d’innovation dans les services, les effets sont jugés plutôt positivement. L’auteur note également que malgré l’ouverture à la concurrence, le monopoleur historique tend à garder une forte part de marché. Il conclut en affirmant que le service universel en Suisse n’est pas en danger car étant ancré dans la loi, mais que la libéralisation du marché postal remet en question la manière dont il est financé et risque d’en altérer la qualité.

    Commento tecnico

    L’auteur analyse, statistiques à l’appui, l’évolution des prix, de la concurrence et de l’emploi depuis la libéralisation complète du marché des colis. Les effets sur la qualité des prestations offertes et les innovations apportées dans ce marché sont objectivement plus difficiles à mesurer. La question du financement du service universel et de son coût est abordée, mais succinctement. Quelle est la disposition à payer des suisses pour avoir un service universel? Qui devrait le financer? L’adoption d’un cadre d’analyse économique aurait permis un éclairage intéressant sur ces questions.

    Categoria:Categoria 2
    Tema:Sujet libre
    Tipo di lavoro:Travail de maturité gymnasiale
    Tipo di scuola:Gymnase
    Scuola:Gymnase de Nyon
    Docente responsabile:Erika Mattmann